L'expansion

Piganiol

Le nec plus ultra du pébroc

 

 

Les parapluies Piganiol ne protègent pas simplement de la pluie. Ils sont devenus de véritables accessoires de mode.« Face à la déferlante de parapluies peu chers fabriqués en Asie, mon père a dû réinventer le métier », explique Matthieu Piganiol, l’actuel PDG. L’entreprise produit deux collections par an, emploie une styliste à plein-temps, et imprime son tissu en interne. « Notre stratégie est simple : rester dans le haut de gamme », poursuit Matthieu Piganiol. Un parapluie coûte en moyenne 75 euros. Pour ce prix, la qualité doit être irréprochable. Les couturières embauchées par l’entreprise suivent une formation interne de six mois à un an. Cela permet de maintenir le savoir-faire de la maison, qui travaille aussi comme sous-traitant pour de grandes marques de luxe.

 

L’entreprise scrute les statistiques météo

 

Chaque année, l’entreprise produit 60 000 parapluies. Le chiffre d’affaires (4 millions d’euros par an en moyenne) reste très dépendant de la pluie. Du coup, Matthieu Piganiol garde un oeil rivé sur les statistiques météo et l’autre sur les marchés étrangers. L’entreprise réalise 10 % de son chiffre d’affaires au Japon, en y vendant des ombrelles. Pour l’instant, Piganiol s’interdit d’exporter en Chine, par peur d’être copié. « Mais la tentation est forte », assure son patron.

L’Expansion Aout 2013