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Piganiol, le parapluie « made in Cantal » qui met à l’abri des pépins

 

Son étanchéité et sa solidité sont à toute épreuve. Cette Rolls des parapluies n’est pas seulement née de la copieuse pluviométrie locale. Jadis, les paysans d’Aurillac échangeaient leur bétail contre du cuivre et des tissus et, au XIXe siècle, naquit ici l’industrie du parapluie. Mille personnes en vivaient encore à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, seule la maison Piganiol, fondée en 1884, résiste à la concurrence asiatique. Sa vingtaine de carcassières et de piqueuses perpétuent un savoir-faire artisanal, notamment pour le compte des marques de haute-couture. Grâce à l’impression high-tech, les collections sont renouvelées deux fois par an. D’où le prix (à partir de 60 euros).

 

« Mon fond de commerce, c’est l’étourderie », dit Matthieu Piganiol, 38 ans, cinquième génération à la tête de l’entreprise.

Géo Juin 2014